Stéphane Théri

Official

 

Craftsman of words, Writer, Author, Dialogist/Screenwriter

 

 

Cosmic Girl

Adaptation libre de texte de l'oeuvre de Tara Shakti ,

paru dans le Magazine Pas Vu, Pas Lu Numéro 7 (Janvier 2022).

 

Cosmic Girl

 

Savez-vous qui je suis ? 
Je suis comme toutes ces fleurs autour de moi. Mais, ne vous y trompez pas. Bien que je sois avec humilité mais également, force et sagesse, la messagère naturelle de toutes celles qui, semblables à moi, vous accompagnent depuis des millénaires, j’ai l’intime conviction qu’il me faut vous crier que nous avons, toutes ensemble, mille et une facettes et chacune à notre manière, une singularité qu’il nous faut davantage porter à la lumière. Que l’une de nous soit née au milieu d’un désert, sur un tropique,  sur le bord d’une route, dans le pourpre ou la plus grande des misères importe peu. Il est par contre un point sur lequel chacun de vous doit porter la plus haute attention. 

 

Oui, je suis, comme toutes celles que je croise autour du Monde, disposée à offrir le meilleur et ce, de tout mon être. Oui, je peux porter la vie et la protéger comme un gant de soie épouse une main afin de lui offrir le plus beau des  écrins, cet amour maternel si protecteur et si lourd de sens pour l’homme ou la femme qui le reçoit. Mais de grâce, entendez ce cri. Je veux plus encore. Je peux et je veux aimer, bouger, créer, bâtir, gagner au gré de mes envies et sans que mon horizon ne soit projeté dans l’ombre du moindre interdit. Je veux que ma croissance ne soit pas limitée et qu’elle ne s’opère que dans la plus grande des libertés. Comme toutes les autres, je ne sais que trop bien et vous aussi le savez, que l’égalité n’efface pas les différences et qu’ensemble, nous pouvons en jouer. 

 

Vous n’avez nulle crainte à avoir d’ouvrir ce qui sera probablement l’espace le plus générateur de bonheur et de créativité que l’humanité n’ait jamais connu. Quelques grandes femmes vous en ont déjà offert de  sublimes échantillons. Oui, comme la couleur de peau n’a jamais été un gage de supériorité, le sexe ne peut-être un signe d’infériorité. Je suis une femme, et alors ! Plus encore, je suis toutes ces femmes. J’englobe aussi bien que vous ma silhouette, mes attributs naturels et la force de ma pensée. 

Comme vous, Messieurs, j’ai des rêves à réaliser, des passions à vivre, des montagnes à soulever. Une fois de plus, qu’il y est compétition ou non, importe peu. C’est ma liberté d’agir qui doit pouvoir s’engager autant que votre liberté de faire. Notre passé à toujours été, comme notre présent, un bien commun. Il en sera de même pour notre futur. Je veux que vous sachiez, vous les hommes, que la question du partage ne devrait même pas se poser. 

 

Trop de femmes, trop longtemps n’ont évolué et n’évoluent encore, que prisonnières de l’ombre que vous laissez planer sur leurs vies. Trop nombreux sont les rêves féminins malheureusement brisés au masculin. Mon regard en dit aussi long que ma posture sur toutes ces fleurs fanées qui, au fil de l’histoire de l’humanité ont été tout simplement privées, empêchées, maltraitées, emprisonnées, diminuées jusqu’à perdre les couleurs et la lumière qu’elles portaient, chacune à leur façon, au plus profond de leur être. 

 

Regardez bien toutes ces fleurs et dites-vous bien qu’elles sont bien plus que formes et couleurs.  Elles sont ma force. Elles me poussent avec force et conviction vers la plus intense des lumières, ma liberté.  

 

 

Stéphane Théri